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Le temps du palliatif en fonction des cultures

Photo Schurmans Daniel

Par Daniel Schurmans


Psychiatre et rédacteur en chef des Cahiers de l'Association de Psychothérapie Psychanalytique de Couple et de Famille

 

Présentation :

Deux thèmes : le Temps, la Mort. Comment les concilier ? Le temps vécu est une asymptote, la mort est sa tangente.

Chaque culture interprète la trajectoire du Temps à sa façon : tantôt l’homme est immobile, regardant le passé qui s’éloigne, tantôt il est en marche vers un futur inconnu. La mort peut être une rencontre avec un Juge, avec soi-même, avec un destin de souffrance ou de lumière, ou être la fin de toute conscience. Chaque culture nous en propose une interprétation.

Je me propose, pour ma part, de décrire trois visions de la mort, celle du bouddhisme, celle du christianisme et celle des religions ouest-africaines, afin de montrer que chacune d’elles se lie à une représentation du temps. Je pense que chacune peut conduire l’être qui se prépare à mourir à une expérience d’accomplissement : un instant d’éternité, dont la durée objective importe peu, puisqu’à ce moment, le temps s’arrête. Par contre, l’accomplissement d’une vie n’est pas une chose sans importance. Savoir cela nous mène, chacun et chacune, à réfléchir à notre propre mort et à aider d’autres à le faire. La peur, qui pousse à fuir l’idée de la mort, est sans doute le principal obstacle à notre accomplissement. La souffrance en est un autre.